Piscine couverte dans un jardin d’automne

Hiverner sa piscine sans y passer l’hiver

Vers la Toussaint, le thermomètre flottant ne dépasse plus 14 °C et plus personne ne s’approche de l’eau (à part le chat). Les feuilles du bouleau finissent dans le panier du skimmer, la pompe tourne encore sur son programme d’août, et la question revient au dîner comme chaque année : on ferme la piscine quand ? Et cette fois, on s’y prend comment ?

La fermeture elle-même se boucle en un après-midi. Le plus long vient ensuite, pendant les cinq ou six mois où il faut garder un œil sur un bassin qu’on aimerait oublier jusqu’aux beaux jours.

Installation de piscine connectée moderne

Actif ou passif, c’est d’abord une affaire de climat

L’hivernage passif met tout à l’arrêt. On baisse le niveau d’eau sous les skimmers, on vide les canalisations et on les bouche, on verse le produit d’hivernage, puis la bâche se tend par-dessus les flotteurs. Plus rien ne tourne pendant des mois. C’est souvent le choix des régions où le gel dure, et de ceux qui ne veulent plus entendre parler de leur piscine avant avril. L’addition arrive au printemps, avec une eau à rattraper et un bon week-end de nettoyage.

L’hivernage actif laisse la piscine tourner au ralenti. La filtration fonctionne encore quelques heures par jour, le traitement continue à petite dose, et l’eau reste à peu près propre sous sa couverture. À la réouverture, tout va beaucoup plus vite, sans le gros traitement de choc qui suit d’habitude un hivernage passif. Par contre, il faut suivre le bassin tout l’hiver, ce qui se complique vite si l’on est peu à la maison.

Pour le moment de s’y mettre, le thermomètre compte plus que le calendrier. On attend en général que l’eau descende vers 12 °C. Plus chaude, elle laisse encore les algues se développer, et une bâche posée trop tôt leur fait un abri parfait pour tout l’hiver.

L’option radicale, vider le bassin pour ne plus y penser, est rarement une bonne idée sur une piscine enterrée. Le revêtement supporte mal de rester à sec, et quand le terrain est gorgé d’eau, une piscine vide peut même bouger. L’eau, de toute façon, ne part pas n’importe où. Les notaires de France détaillent les règles pour vider l’eau d’une piscine, et le rejet dans les canalisations d’eaux usées est en principe interdit.

Sous la bâche, l’hiver est moins calme qu’il n’y paraît

L’hivernage actif a un défaut, il ne se règle jamais une fois pour toutes. En octobre, la vieille règle qui veut qu’on filtre, en heures, la moitié de la température de l’eau tient encore à peu près. Ensuite on descend à quelques heures par jour, de préférence tôt le matin, aux heures les plus froides, pour que l’eau circule quand le gel menace.

Les pluies de novembre font monter le niveau, parfois jusqu’à noyer les skimmers, et une tempête suffit à charger la couverture de branchages. Le traitement se dose moins mais se contrôle toujours de temps en temps. Et le soir où la radio annonce moins cinq, on se demande si le coffret hors-gel, ce boîtier qui relance la pompe quand la température approche de zéro, va vraiment faire son travail.

Pour un foyer qui vit sur place, tout ça se gère. Si l’on rentre tard du travail, ou qu’on part à la montagne aux vacances de février, les réglages se font à la louche, ou pas du tout. La filtration risque alors de passer l’hiver entier sur le programme de septembre.

En janvier, un automate a plus de patience que nous

La plupart de ces gestes obéissent pourtant à des consignes assez simples, moins de filtration quand l’eau refroidit, une pompe qui tourne dès qu’il gèle. C’est le genre de règle qu’une machine applique sans se lasser, à trois heures du matin comme le soir de Noël. Sur une piscine connectée, c’est le coffret de pilotage qui s’en charge.

Sur les piscines Magiline, l’hivernage fait partie des programmes automatiques de la solution iMAGI-X, au même titre que la filtration, le traitement de l’eau ou le niveau d’eau. Il se lance depuis l’application, et la piscine fonctionne ensuite de façon autonome pendant l’hiver. Avec la version Premium, la filtration s’adapte en plus à la température de l’eau et à la fréquentation du bassin, ce qui tombe bien à une saison où plus personne ne se baigne.

Les paramètres restent visibles à distance, température de l’eau et taux de chlore compris, et une alerte remonte en cas de dysfonctionnement. Mieux vaut apprendre en décembre qu’une sonde fait des siennes que le découvrir au printemps, le jour où l’on retire la couverture. Sinon, on ouvre l’application beaucoup moins qu’en juillet, ce qui est un peu le but.

Ce qui ne s’automatise pas

Personne ne fera ces quelques gestes à votre place, piscine connectée ou pas :

  • tendre la bâche ou fermer le volet, et vérifier qu’ils tiennent après un coup de vent
  • enlever les feuilles qui s’entassent dessus avant qu’elles ne pèsent trop
  • rentrer le robot et l’échelle avec les jouets de l’été
  • passer au local technique après les premières gelées

En avril, on enroule la bâche et on regarde l’eau. Si elle est à peu près claire et que rien n’a gelé dans les tuyaux, il n’y a plus qu’à remettre la filtration à son rythme d’été et à attendre que l’eau se réchauffe un peu.

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